Publiziert von: Mark Haltmeier
Bereitgestellt: 30.09.2026
L’assemblée des délégués réunit un ou une représentante de chaque comité cantonal. L’assemblée a pris connaissance du rapport annuel et l’a discuté. Elle a par ailleurs approuvé les comptes annuels.
Le budget annuel – qui est le dernier d’Arnold Wildi – a lui aussi été adopté. Comme Arnold quittera définitivement ses fonctions fin 2026, nous avons de toute urgence besoin d’un successeur ou d’une successeure. À défaut de quoi nous nous verrions contraints de confier nos comptes à une fiduciaire, ce qui entraînerait des coûts supplémentaires.
Blaise Menu a par ailleurs fait le point sur les préparatifs des assisses des 6 et 7 septembre à Montmirail.
Les retours des sections, résumés ici, constituent un élément essentiel de l’assemblée des délégués.
Le budget annuel – qui est le dernier d’Arnold Wildi – a lui aussi été adopté. Comme Arnold quittera définitivement ses fonctions fin 2026, nous avons de toute urgence besoin d’un successeur ou d’une successeure. À défaut de quoi nous nous verrions contraints de confier nos comptes à une fiduciaire, ce qui entraînerait des coûts supplémentaires.
Blaise Menu a par ailleurs fait le point sur les préparatifs des assisses des 6 et 7 septembre à Montmirail.
Les retours des sections, résumés ici, constituent un élément essentiel de l’assemblée des délégués.
Elisabeth Weymann (AG) parle des changements importants – lancés dès avant le départ de Christoph Weber, président de longue date du conseil synodal – et désormais mis en œuvre. Elle a l’impression que malgré toutes ces mesures (parfois radicales: suppressions de postes, fusions de paroisses, etc.), les relations entre les acteurs ecclésiastiques et administratifs ont lieu sur un pied d’égalité. La même observation vaut pour la communication, et les débats sont menés avec professionnalisme et respect.
La responsabilité théologique, le nouveau «mot-clé», a toujours plus occupé le corps pastoral.
«En 2025, le comité du chapitre pastoral s’est penché sur l’avenir de la profession de pasteur. Outre une consultation du Plan P, un complément au profil professionnel de 2001 a été élaboré en plusieurs étapes et soumis au chapitre pour approbation en octobre, le but étant de définir la spécificité du ministère pastoral dans la perspective du futur travail au sein d’une équipe interprofessionnelle. Déclinant cet ajout, l’assemblée du chapitre a constitué un nouveau groupe de travail chargé de réviser le profil professionnel dans son ensemble.»
Martin Günthardt (ZH) est lui-même marqué par son passage de la grande paroisse urbaine zurichoise – qui compte bien 60 000 membres – à la paroisse (rurale) de Zollikon-Zumikon, qui en compte 6000. Du point de vue du pasteur, c’est là un développement que rien ne peut vraiment préparer, et dont personne ne peut vraiment estimer où il mènera. Une chose est sûre: tout retour à une autonomie paroissiale à taille humaine est exclu. Une difficulté (au regard du modèle de collaboration «inter pares») réside dans l’apparition de toutes nouvelles hiérarchies entre les employés de l’Église, et aussi entre les pasteurs. Si ce point est susceptible de faire émerger des talents, il comporte aussi le risque d’en voir d’autres disparaître.
Andreas Zingg (BE) souligne que la société pastorale bernoise parvient à se faire entendre en vue des changements, actuels ou futurs, qui touchent le paysage ecclésiastique bernois. La société pastorale est un interlocuteur important pour l’Église cantonale, sans pourtant figurer dans aucun organigramme… Une nouvelle réglementation relative au contrôle des absences est en cours d’élaboration. On constate une certaine inquiétude chez les collègues plus âgés qui, face à ces changements, se réjouissent désormais de bientôt pouvoir prendre leur retraite. Et que cela signifie-t-il pour les plus jeunes qui ont encore une vingtaine d’années de travail à accomplir? La société pastorale bernoise a révisé son code déontologique.
Citons in extenso le passage suivant tiré du rapport annuel des Bernois:
«Nous participons aussi au groupe de travail «PfAd / Pfarrberuf diversifizieren (diversification de la formation pastorale) – une initiative des facultés de théologie de Berne, Zurich et Bâle et des Églises. L’objectif est de renforcer l’attrait des études de théologie pour faire face à la vague de départs à la retraite des pasteurs qui nous attend.
L’idée est d’attirer davantage d’étudiants, dès lors que le bachelor permet d’ores et déjà – grâce à une formation et un accompagnement institutionnalisés et axés sur la pratique pastorale – d’assumer en tant que «collaborateur théologique» des tâches telles que le catéchisme, les célébrations et l’animation de la jeunesse au sein d’une paroisse. Un cursus de master doit en parallèle être mis en place pour répondre aux besoins de ceux qui travaillent peut-être déjà à temps partiel au sein d’une paroisse. Pour les étudiants en master, le travail devrait être plus ou moins celui d’un assistant. On réfléchit actuellement aux tâches que ces futurs «collaborateurs théologiques» pourraient raisonnablement assumer au sein d’une paroisse et aux obstacles qui pourraient alors survenir.
Il faut notamment éviter que les paroissiens ne perçoivent les collaborateurs théologiques comme des «mini-pasteurs». C’est pourquoi leurs contrats sont limités à cinq ans et que certaines tâches sont exclues – les enterrements et les semaines de piquet, par exemple – car elles pourraient impliquer des situations de deuil complexes. Il est prévu qu’un mentor accompagne et conseille chacun de ces collaborateurs théologiques.
De nombreuses questions d’ordre juridique et de fond subsistent encore, notamment en ce qui concerne l’emploi et la rémunération.»
Daniel de Roche rapporte que si les recettes du fonds de solidarité sont en baisse, la joie des bénéficiaires est immense. Même si les grandes Églises cantonales (celle d’Argovie par exemple) doivent apprendre à composer avec des restrictions financières manifestes, l’écart salarial entre Zurich et Genève ou Neuchâtel reste encore très marqué. Pour Daniel De Roche, il est primordial de conserver l’encart d’une double page dans l’édition papier d’«inter pares» pour faire la promotion du fonds de solidarité. Toutes les informations à ce sujet sont aussi disponibles sur la page Internet de la Société pastorale suisse.
Gérard Stauffer (FR) la section fribourgeoise a discuté l’article de Blaise Menu «Saving Private Bryan» (voir Newsletter). Ils ont aussi intensément discuté la question de la formation théologique mais, vu la grande divergence des opinions, ils n’ont pas formulé de propositions à cet égard.
La question des abus a été aussi intensément débattue, entre autres lors d’un synode de discussion de toute une journée.
Jörg Leutwyler (ZG) «Permettez-moi de vous emmener dans notre petit canton de Zoug. Plus petite section de notre société, nous comptons environ 14 400 membres répartis sur sept paroisses, à savoir Zoug, Baar, Cham, Hünenberg, Rotkreuz, Steinhausen et Ägeri. Un petit territoire certes, mais au grand cœur.
80 jeunes ont reçu leur confirmation en 2025. Notre service de consultation a accompagné 623 personnes lors de 837 entretiens. Au niveau œcuménique et international, nous soutenons 50 projets à travers le monde.
C’est par une invitation que je souhaite conclure: si l’un ou l’une de vos pasteurs aspire à exercer dans un cadre à taille humaine – entre le lac et les montagnes, dans une Église qui estime l’initiative et la collégialité – alors pensez à nous. L’église de Zoug est certes petite, mais c’est une église dans laquelle chaque pasteur compte vraiment et peut faire la différence. Venez nous rendre visite, vous êtes toujours les bienvenus.»
Blaise Menu (GE) reflète la discussion genevoise sur le secret professionnel vs secret de fonction. Et qui peut donc délier un pasteur du secret dit de la confession: à Genève, c’est l’affaire d’un «conseil des sages», réunion des trois derniers modérateurs disponibles de la Compagnie des pasteurs et des diacres, mais uniquement en cas d’abus sexuel sur des mineurs (obligation civile genevoise).
Le procès-verbal provisoire de l’assemblée des délégués et les contributions des sections ont été légèrement raccourcis et rédigés par la rédaction d’Inter Pares.
La responsabilité théologique, le nouveau «mot-clé», a toujours plus occupé le corps pastoral.
«En 2025, le comité du chapitre pastoral s’est penché sur l’avenir de la profession de pasteur. Outre une consultation du Plan P, un complément au profil professionnel de 2001 a été élaboré en plusieurs étapes et soumis au chapitre pour approbation en octobre, le but étant de définir la spécificité du ministère pastoral dans la perspective du futur travail au sein d’une équipe interprofessionnelle. Déclinant cet ajout, l’assemblée du chapitre a constitué un nouveau groupe de travail chargé de réviser le profil professionnel dans son ensemble.»
Martin Günthardt (ZH) est lui-même marqué par son passage de la grande paroisse urbaine zurichoise – qui compte bien 60 000 membres – à la paroisse (rurale) de Zollikon-Zumikon, qui en compte 6000. Du point de vue du pasteur, c’est là un développement que rien ne peut vraiment préparer, et dont personne ne peut vraiment estimer où il mènera. Une chose est sûre: tout retour à une autonomie paroissiale à taille humaine est exclu. Une difficulté (au regard du modèle de collaboration «inter pares») réside dans l’apparition de toutes nouvelles hiérarchies entre les employés de l’Église, et aussi entre les pasteurs. Si ce point est susceptible de faire émerger des talents, il comporte aussi le risque d’en voir d’autres disparaître.
Andreas Zingg (BE) souligne que la société pastorale bernoise parvient à se faire entendre en vue des changements, actuels ou futurs, qui touchent le paysage ecclésiastique bernois. La société pastorale est un interlocuteur important pour l’Église cantonale, sans pourtant figurer dans aucun organigramme… Une nouvelle réglementation relative au contrôle des absences est en cours d’élaboration. On constate une certaine inquiétude chez les collègues plus âgés qui, face à ces changements, se réjouissent désormais de bientôt pouvoir prendre leur retraite. Et que cela signifie-t-il pour les plus jeunes qui ont encore une vingtaine d’années de travail à accomplir? La société pastorale bernoise a révisé son code déontologique.
Citons in extenso le passage suivant tiré du rapport annuel des Bernois:
«Nous participons aussi au groupe de travail «PfAd / Pfarrberuf diversifizieren (diversification de la formation pastorale) – une initiative des facultés de théologie de Berne, Zurich et Bâle et des Églises. L’objectif est de renforcer l’attrait des études de théologie pour faire face à la vague de départs à la retraite des pasteurs qui nous attend.
L’idée est d’attirer davantage d’étudiants, dès lors que le bachelor permet d’ores et déjà – grâce à une formation et un accompagnement institutionnalisés et axés sur la pratique pastorale – d’assumer en tant que «collaborateur théologique» des tâches telles que le catéchisme, les célébrations et l’animation de la jeunesse au sein d’une paroisse. Un cursus de master doit en parallèle être mis en place pour répondre aux besoins de ceux qui travaillent peut-être déjà à temps partiel au sein d’une paroisse. Pour les étudiants en master, le travail devrait être plus ou moins celui d’un assistant. On réfléchit actuellement aux tâches que ces futurs «collaborateurs théologiques» pourraient raisonnablement assumer au sein d’une paroisse et aux obstacles qui pourraient alors survenir.
Il faut notamment éviter que les paroissiens ne perçoivent les collaborateurs théologiques comme des «mini-pasteurs». C’est pourquoi leurs contrats sont limités à cinq ans et que certaines tâches sont exclues – les enterrements et les semaines de piquet, par exemple – car elles pourraient impliquer des situations de deuil complexes. Il est prévu qu’un mentor accompagne et conseille chacun de ces collaborateurs théologiques.
De nombreuses questions d’ordre juridique et de fond subsistent encore, notamment en ce qui concerne l’emploi et la rémunération.»
Daniel de Roche rapporte que si les recettes du fonds de solidarité sont en baisse, la joie des bénéficiaires est immense. Même si les grandes Églises cantonales (celle d’Argovie par exemple) doivent apprendre à composer avec des restrictions financières manifestes, l’écart salarial entre Zurich et Genève ou Neuchâtel reste encore très marqué. Pour Daniel De Roche, il est primordial de conserver l’encart d’une double page dans l’édition papier d’«inter pares» pour faire la promotion du fonds de solidarité. Toutes les informations à ce sujet sont aussi disponibles sur la page Internet de la Société pastorale suisse.
Gérard Stauffer (FR) la section fribourgeoise a discuté l’article de Blaise Menu «Saving Private Bryan» (voir Newsletter). Ils ont aussi intensément discuté la question de la formation théologique mais, vu la grande divergence des opinions, ils n’ont pas formulé de propositions à cet égard.
La question des abus a été aussi intensément débattue, entre autres lors d’un synode de discussion de toute une journée.
Jörg Leutwyler (ZG) «Permettez-moi de vous emmener dans notre petit canton de Zoug. Plus petite section de notre société, nous comptons environ 14 400 membres répartis sur sept paroisses, à savoir Zoug, Baar, Cham, Hünenberg, Rotkreuz, Steinhausen et Ägeri. Un petit territoire certes, mais au grand cœur.
80 jeunes ont reçu leur confirmation en 2025. Notre service de consultation a accompagné 623 personnes lors de 837 entretiens. Au niveau œcuménique et international, nous soutenons 50 projets à travers le monde.
C’est par une invitation que je souhaite conclure: si l’un ou l’une de vos pasteurs aspire à exercer dans un cadre à taille humaine – entre le lac et les montagnes, dans une Église qui estime l’initiative et la collégialité – alors pensez à nous. L’église de Zoug est certes petite, mais c’est une église dans laquelle chaque pasteur compte vraiment et peut faire la différence. Venez nous rendre visite, vous êtes toujours les bienvenus.»
Blaise Menu (GE) reflète la discussion genevoise sur le secret professionnel vs secret de fonction. Et qui peut donc délier un pasteur du secret dit de la confession: à Genève, c’est l’affaire d’un «conseil des sages», réunion des trois derniers modérateurs disponibles de la Compagnie des pasteurs et des diacres, mais uniquement en cas d’abus sexuel sur des mineurs (obligation civile genevoise).
Le procès-verbal provisoire de l’assemblée des délégués et les contributions des sections ont été légèrement raccourcis et rédigés par la rédaction d’Inter Pares.
