Publiziert von: Mark Haltmeier
Bereitgestellt: 30.09.2026
Le comité de la SPS s’est réuni à six reprises en 2025…
Blaise Menu
Réunions du Comité
Le comité de la SPS s’est réuni à six reprises en 2025, avec des modalités différentes, une fois à Genève, deux fois à Berne à l’EERS, une fois à Berne avec les responsables de la formation continue, deux fois à Olten (à la suite de l’assemblée des délégués) et lors d’une rencontre avec des président·es ou responsables de sections cantonales alémaniques, rencontre suivie en novembre par un dialogue sur zoom. L’idée de ces rencontres est la recherche résolue d’une meilleure cohésion nationale, à l’image de ce qui se pratique depuis bien des années côté romand, avec intérêt et fidélité.
Assemblée des délégué·es
Lors de l’assemblée des délégués du 23 mai 2025 à Olten, le comité avait redit son souci de renouvellement. Une situation qui n’a guère évolué puisqu’il nous faut (en 2026 !) encore trouver:
- un trésorier / caissier pour remplacer Arnold Wildi, avant de devoir sous-traiter la chose et d’engager des frais de fiduciaire;
- deux à trois membres (dont un·e de Zürich) pour permettre aux membres retraités (dont l’engagement a été considérable) de se retirer peu à peu.
La SPS se trouve devant des défis importants pour l’avenir de la profession pastorale (quelles qu’en soient les modalités d’accès) et, tout à côté d’elle, pour l’avenir des autres ministères ecclésiaux qui sont associés au ministère pastoral pour mettre en œuvre la pastorale de l’Église: il en va d’une pastorale d’ensemble qui demande désormais à être prise dans une dynamique élargie et unifiée, mais le chemin est encore long, tant les expériences sont diverses. La SPS a une carte rassembleuse à jouer là, sur l’expérience latine (cf. articulations des ministères pasteur·es – diacres – ‘autres’). Renouveler les forces contribue à donner du souffle aux institutions, et à soutenir les sections et leurs responsables.
L’assemblée générale reste pour les délégués l’occasion de prendre le pouls des sections, même si les rencontres de président·es permettent au comité de mieux suivre les réalités suisses, de part et d’autre de la Sarine.
Inter Pares
2025 a marqué un pas important dans le développement de notre communication. En effet, suite à la décision de l’Assemblée des délégués nous sommes passés à trois Newsletters digitales par année, entrecoupée en automne par une version imprimée d’Inter Pares. Parallèlement à cela nous avons retravaillé notre site Internet qui paraît maintenant dans une version rafraîchie.
Avec la co-présidence (surtout pour Verena Salvisberg qui a assumé une part importante de la réalisation en ligne de ce nouvel Inter Pares / Newsletter), Jean-Eric Bertholet s’est lui aussi considérablement impliqué en 2025 pour la mise en œuvre de la newsletter et de l’édition imprimée annuelle. Il nous semble que cela rencontre un écho positif.
Suivant la décision de l’assemblée générale, nous avons envoyé trois Newsletters par Mail. Celle du 3 mars a documenté un retour sur les assises de 2024 à Kappel (Que reste-t-il à l’Uni?) ainsi qu’un reflet de la rencontre des société pastorales européennes. Un agenda et un aperçu des affaires en cours en faisaient aussi partie. • La Newsletter de juillet thématisait « exnovations » et Eglise multitudiniste. • La version imprimée a paru en automne avec un aperçu de l’assemblée des délégués et le rapport annuel. • La Newsletter du 3 décembre a donné un écho sur le synode de réflexion de l’EERS, aux réflexions zurichoises sur la responsabilité théologique du corps pastoral vis-à-vis de la direction de l’Église et sur les développements de la fondation de solidarité.
Toutes les contributions peuvent être retrouvées sur notre page internet sous le titre rapports / Berichte.
Contrairement à nos attentes, nous admettons toutefois que le site Internet n’est pas (encore) le lieu d’échanges féconds et de partages d’idées et de convictions, malgré quelques tentatives un peu provocantes (p. ex. ‘Saving Private Ryan’ ou ‘Keine Panik auf der Titanik’). Peut-être n’est-ce pas encore la bonne formule. Nous comprenons que des réflexions peuvent être (et sont) partagées au niveau local, mais qu’elles ont de la peine à franchir les frontières et les habitudes cantonales, malgré les efforts de mise en réseau. Il reste difficile d’impliquer les collègues sur un outil qui peut apparaître lointain (et dont l’usage n’est peut-être pas encore tout à fait cordial). Cela toutefois se fait parfois, comme avec la proposition zurichoise sur la responsabilité théologique, mais le format est peut-être moins abouti ou ambitieux pour être également partagé. Il serait précieux que les problématiques et réflexions remontent plus systématiquement (et plus simplement) au comité de la SPS au fil de l’année.
Préparation des assises 2026
L’année écoulée a permis de poser les premiers jalons pour les assises prévues les 6 et 7 septembre prochain à Montmirail: «Pasteur·e: tu rigoles?! Bosser comme ministre entre désillusion et légèreté • Du vieux vin dans des outres neuves?» L’intention est cette fois de favoriser entre nous le contact entre générations et sensibilités, et de nous interroger sur la force des modèles comme des habitudes devant les démarches de changement.
Université et ministère pastoral
Nous rendons ici compte de la poursuite de l’action «Pasteurs en contact direct avec les étudiants lors d’événements organisés par les facultés de théologie»
Les Assises des 22 et 23 septembre 2024 de la SPS sur le thème «Que reste-t-il à l’Uni?» ont montré que les relations entre les facultés de théologie et les pasteurs sont tantôt recherchées, tantôt renforcées, tantôt négligées. Pourtant, au vu du faible nombre d’étudiants, de la pénurie de pasteurs et de la perte de prestige de l’Église au sein de la société, ces relations sont tout simplement vitales. Le projet «Les pasteurs retournent à l’université», lancé par la SPS, avait pour objectif de favoriser le dialogue entre pasteurs, étudiants et enseignants universitaires dans le cadre de rencontres concrètes.
C’était l’occasion de voir qu’une approche pratique, inspirée par la théologie, et l’enseignement peuvent s’enrichir mutuellement. Nous avons pu nous en rendre compte lors des entretiens avec les étudiant·e·s et les enseignant·e·s. Bien sûr, nous espérons que notre démarche incite les étudiant·e·s (souvent issus d’églises libres) à exercer la fonction de pasteur au sein des églises reconnues par l’État (églises cantonales). De même, nous formulons le souhait que l’écho de cette démarche passionnante incitera d’autres collègues à porter un regard neuf, en se basant sur leur pratique, sur la théologie universitaire et le ministère pastoral. De même, un des pasteurs a constaté – avec la plus grande satisfaction – à quel point il était bénéfique de pouvoir, en tout sérénité, reprendre conscience d’un cadre théologique et existentiel global, sans être pris dans un quotidien épuisant. Un autre séminaire – destiné tant aux (futurs) théologiens qu’aux (futurs) psychologues – a constitué une combinaison heureuse, d’ailleurs voulue. Les deux professeures ont su allier les aspects existentiels – tant psychologiques que théologiques – à la théorie. Le programme se poursuivra au semestre de printemps 2026 pour s’étendre, au-delà des universités participantes, au moins à Berne et à Genève.
Participation aux synodes de l’EERS
Rappelons que nos deux représentants Hansjakob Schibler et Jean-Eric Bertholet ont participé en tant qu’invités aux synodes de l’EERS. Parmi les sujets abordés, soulignons les principes et normes relatifs à la protection de l’intégrité personnelle, la convention d’association avec la Swiss Church à Londres, le financement partiel de l’accompagnement spirituel des demandeurs d’asile dans les centres fédéraux d’asile ou encore la collaboration avec les trois organisations EPER, Mission 21 et DM 1). Ce statut d’invités nous permet d’établir de nombreux contacts et de rencontrer les membres du synode, en plus de participer une fois par an à une réunion avec Rita Famos, présidente de l’EERS.
Théologie et administration
Participation à la Commission CAS administrateur de paroisse
Les retours d’expérience et changements organisationnels entraînent quelques adaptations de la formation. Il est encore et toujours essentiel de faire une bonne publicité à ce cours. L’intérêt des diplômés pour les questions théologiques, notamment d’ordre pratique, ne faiblit pas. Les modules correspondants sont donc élargis.
Au niveau européen
Conférence des associations pastorales européennes 2025
La conférence des associations pastorales européennes s’est tenue à Michelsberg (Roumanie, 14-18 juin) 2) : Verena Salvisberg et Sibylle Peter y ont pris part pour la SPS. L’intervenant principal Arnoud van der Dejil a parlé des vains efforts déployés par les pasteurs pour sauver l’Église. Divers ateliers motivants figuraient également au programme. La perspective d’une nouvelle génération de pasteurs reste une question d’actualité. La prochaine conférence se déroulera en 2028 en Finlande.
---
Le comité exprime sa gratitude à celles et ceux qui, dans les sections, suivent au mieux le travail de la SPS, de près ou de loin, et comprennent que, dans le paysage ecclésial suisse pluriel, des lieux comme le nôtre contribuent à la cohésion nationale et régionale, et à l’intelligence de l’exercice du ministère pastoral et de la pastorale d’ensemble de l’Église réformée.
Le rapport annuel a été légèrement résumé par la rédaction d’Inter Pares.
---
1) Voir à ce sujet les pages correspondantes du site Internet de l’EERS
2) https://www.kep-pastores.eu/index.php/de/2025-michelsberg-ru-de-de
Le comité de la SPS s’est réuni à six reprises en 2025, avec des modalités différentes, une fois à Genève, deux fois à Berne à l’EERS, une fois à Berne avec les responsables de la formation continue, deux fois à Olten (à la suite de l’assemblée des délégués) et lors d’une rencontre avec des président·es ou responsables de sections cantonales alémaniques, rencontre suivie en novembre par un dialogue sur zoom. L’idée de ces rencontres est la recherche résolue d’une meilleure cohésion nationale, à l’image de ce qui se pratique depuis bien des années côté romand, avec intérêt et fidélité.
Assemblée des délégué·es
Lors de l’assemblée des délégués du 23 mai 2025 à Olten, le comité avait redit son souci de renouvellement. Une situation qui n’a guère évolué puisqu’il nous faut (en 2026 !) encore trouver:
- un trésorier / caissier pour remplacer Arnold Wildi, avant de devoir sous-traiter la chose et d’engager des frais de fiduciaire;
- deux à trois membres (dont un·e de Zürich) pour permettre aux membres retraités (dont l’engagement a été considérable) de se retirer peu à peu.
La SPS se trouve devant des défis importants pour l’avenir de la profession pastorale (quelles qu’en soient les modalités d’accès) et, tout à côté d’elle, pour l’avenir des autres ministères ecclésiaux qui sont associés au ministère pastoral pour mettre en œuvre la pastorale de l’Église: il en va d’une pastorale d’ensemble qui demande désormais à être prise dans une dynamique élargie et unifiée, mais le chemin est encore long, tant les expériences sont diverses. La SPS a une carte rassembleuse à jouer là, sur l’expérience latine (cf. articulations des ministères pasteur·es – diacres – ‘autres’). Renouveler les forces contribue à donner du souffle aux institutions, et à soutenir les sections et leurs responsables.
L’assemblée générale reste pour les délégués l’occasion de prendre le pouls des sections, même si les rencontres de président·es permettent au comité de mieux suivre les réalités suisses, de part et d’autre de la Sarine.
Inter Pares
2025 a marqué un pas important dans le développement de notre communication. En effet, suite à la décision de l’Assemblée des délégués nous sommes passés à trois Newsletters digitales par année, entrecoupée en automne par une version imprimée d’Inter Pares. Parallèlement à cela nous avons retravaillé notre site Internet qui paraît maintenant dans une version rafraîchie.
Avec la co-présidence (surtout pour Verena Salvisberg qui a assumé une part importante de la réalisation en ligne de ce nouvel Inter Pares / Newsletter), Jean-Eric Bertholet s’est lui aussi considérablement impliqué en 2025 pour la mise en œuvre de la newsletter et de l’édition imprimée annuelle. Il nous semble que cela rencontre un écho positif.
Suivant la décision de l’assemblée générale, nous avons envoyé trois Newsletters par Mail. Celle du 3 mars a documenté un retour sur les assises de 2024 à Kappel (Que reste-t-il à l’Uni?) ainsi qu’un reflet de la rencontre des société pastorales européennes. Un agenda et un aperçu des affaires en cours en faisaient aussi partie. • La Newsletter de juillet thématisait « exnovations » et Eglise multitudiniste. • La version imprimée a paru en automne avec un aperçu de l’assemblée des délégués et le rapport annuel. • La Newsletter du 3 décembre a donné un écho sur le synode de réflexion de l’EERS, aux réflexions zurichoises sur la responsabilité théologique du corps pastoral vis-à-vis de la direction de l’Église et sur les développements de la fondation de solidarité.
Toutes les contributions peuvent être retrouvées sur notre page internet sous le titre rapports / Berichte.
Contrairement à nos attentes, nous admettons toutefois que le site Internet n’est pas (encore) le lieu d’échanges féconds et de partages d’idées et de convictions, malgré quelques tentatives un peu provocantes (p. ex. ‘Saving Private Ryan’ ou ‘Keine Panik auf der Titanik’). Peut-être n’est-ce pas encore la bonne formule. Nous comprenons que des réflexions peuvent être (et sont) partagées au niveau local, mais qu’elles ont de la peine à franchir les frontières et les habitudes cantonales, malgré les efforts de mise en réseau. Il reste difficile d’impliquer les collègues sur un outil qui peut apparaître lointain (et dont l’usage n’est peut-être pas encore tout à fait cordial). Cela toutefois se fait parfois, comme avec la proposition zurichoise sur la responsabilité théologique, mais le format est peut-être moins abouti ou ambitieux pour être également partagé. Il serait précieux que les problématiques et réflexions remontent plus systématiquement (et plus simplement) au comité de la SPS au fil de l’année.
Préparation des assises 2026
L’année écoulée a permis de poser les premiers jalons pour les assises prévues les 6 et 7 septembre prochain à Montmirail: «Pasteur·e: tu rigoles?! Bosser comme ministre entre désillusion et légèreté • Du vieux vin dans des outres neuves?» L’intention est cette fois de favoriser entre nous le contact entre générations et sensibilités, et de nous interroger sur la force des modèles comme des habitudes devant les démarches de changement.
Université et ministère pastoral
Nous rendons ici compte de la poursuite de l’action «Pasteurs en contact direct avec les étudiants lors d’événements organisés par les facultés de théologie»
Les Assises des 22 et 23 septembre 2024 de la SPS sur le thème «Que reste-t-il à l’Uni?» ont montré que les relations entre les facultés de théologie et les pasteurs sont tantôt recherchées, tantôt renforcées, tantôt négligées. Pourtant, au vu du faible nombre d’étudiants, de la pénurie de pasteurs et de la perte de prestige de l’Église au sein de la société, ces relations sont tout simplement vitales. Le projet «Les pasteurs retournent à l’université», lancé par la SPS, avait pour objectif de favoriser le dialogue entre pasteurs, étudiants et enseignants universitaires dans le cadre de rencontres concrètes.
C’était l’occasion de voir qu’une approche pratique, inspirée par la théologie, et l’enseignement peuvent s’enrichir mutuellement. Nous avons pu nous en rendre compte lors des entretiens avec les étudiant·e·s et les enseignant·e·s. Bien sûr, nous espérons que notre démarche incite les étudiant·e·s (souvent issus d’églises libres) à exercer la fonction de pasteur au sein des églises reconnues par l’État (églises cantonales). De même, nous formulons le souhait que l’écho de cette démarche passionnante incitera d’autres collègues à porter un regard neuf, en se basant sur leur pratique, sur la théologie universitaire et le ministère pastoral. De même, un des pasteurs a constaté – avec la plus grande satisfaction – à quel point il était bénéfique de pouvoir, en tout sérénité, reprendre conscience d’un cadre théologique et existentiel global, sans être pris dans un quotidien épuisant. Un autre séminaire – destiné tant aux (futurs) théologiens qu’aux (futurs) psychologues – a constitué une combinaison heureuse, d’ailleurs voulue. Les deux professeures ont su allier les aspects existentiels – tant psychologiques que théologiques – à la théorie. Le programme se poursuivra au semestre de printemps 2026 pour s’étendre, au-delà des universités participantes, au moins à Berne et à Genève.
Participation aux synodes de l’EERS
Rappelons que nos deux représentants Hansjakob Schibler et Jean-Eric Bertholet ont participé en tant qu’invités aux synodes de l’EERS. Parmi les sujets abordés, soulignons les principes et normes relatifs à la protection de l’intégrité personnelle, la convention d’association avec la Swiss Church à Londres, le financement partiel de l’accompagnement spirituel des demandeurs d’asile dans les centres fédéraux d’asile ou encore la collaboration avec les trois organisations EPER, Mission 21 et DM 1). Ce statut d’invités nous permet d’établir de nombreux contacts et de rencontrer les membres du synode, en plus de participer une fois par an à une réunion avec Rita Famos, présidente de l’EERS.
Théologie et administration
Participation à la Commission CAS administrateur de paroisse
Les retours d’expérience et changements organisationnels entraînent quelques adaptations de la formation. Il est encore et toujours essentiel de faire une bonne publicité à ce cours. L’intérêt des diplômés pour les questions théologiques, notamment d’ordre pratique, ne faiblit pas. Les modules correspondants sont donc élargis.
Au niveau européen
Conférence des associations pastorales européennes 2025
La conférence des associations pastorales européennes s’est tenue à Michelsberg (Roumanie, 14-18 juin) 2) : Verena Salvisberg et Sibylle Peter y ont pris part pour la SPS. L’intervenant principal Arnoud van der Dejil a parlé des vains efforts déployés par les pasteurs pour sauver l’Église. Divers ateliers motivants figuraient également au programme. La perspective d’une nouvelle génération de pasteurs reste une question d’actualité. La prochaine conférence se déroulera en 2028 en Finlande.
---
Le comité exprime sa gratitude à celles et ceux qui, dans les sections, suivent au mieux le travail de la SPS, de près ou de loin, et comprennent que, dans le paysage ecclésial suisse pluriel, des lieux comme le nôtre contribuent à la cohésion nationale et régionale, et à l’intelligence de l’exercice du ministère pastoral et de la pastorale d’ensemble de l’Église réformée.
Le rapport annuel a été légèrement résumé par la rédaction d’Inter Pares.
---
1) Voir à ce sujet les pages correspondantes du site Internet de l’EERS
2) https://www.kep-pastores.eu/index.php/de/2025-michelsberg-ru-de-de
