Publiziert von: Christoph Knoch
Bereitgestellt: 26.06.2026
La manière d’exercer le ministère évangélique se diversifie, et la référence pastorale reste prépondérante : on le voit dans les efforts consentis pour former des pasteurs à tout prix et à coup de plans et compromis actuels. C’est intéressant. Mais cela n’est pas sans poser certaines questions, au temps où la pratique ecclésiale s’effondre – sauf dans les cercles identitaires et les cadres rassurants.
Blaise Menu ,
Jeunes et vieux
Dès lors, les jeunes (ou les nouveaux) ministres sont-ils prédestiné·es à entrer dans les habits et les manières de celles et ceux qui les ont précédés ? L’expérience a-t-elle force de loi ?
Les habitudes peuvent-elles être discutées au sein de nos institutions ecclésiales (qu’elles soient liées ou non à l’État), ou sont-elles insensiblement transmises et reproduites ?
Y a-t-il une tradition protestante du ministère plus forte que les besoins d’une société en profonde mutation ?
Notre institution séculaire
Dans nos institutions séculaires, y a-t-il vraiment une place pour de nouvelles façons de vivre le ministère dans sa diversité ? Ou bien conforme-t-on les nouvelles personnes venues, quel que soit leur âge ou leur parcours, aux références éprouvées – et donc forcément valables ?
Y a-t-il un conflit de générations au sein de nos Eglises cantonales, ou plutôt des appréciations de plus en plus marquées sur la manière d’exercer et de vivre la vocation pastorale ? Comment la nouvelle génération veut-elle s’engager dans le ministère aujourd’hui ?
Vieux vin et nouvelles outres ?
Bref : même si l’on s’en défend, ne met-on pas – en fait ! – du vieux vin dans des outres neuves ? Provocation : on inverse ici la parole évangélique, pour faire voir autrement !
Mais le constat sous-jacent est bien le suivant : n’est-on pas en train d’agir ici et là comme s’il s’agissait, au temps de la pénurie (annoncée, déjà vécue), d’aller aux fondamentaux pour se rassurer que tout ne se met pas à craquer de tous côtés, et que l’essentiel demeure sauf ?
Voici quelques-unes des interrogations mordantes et des perspectives actuelles que nous aimerions aborder lors des assises 2026 de la SPS.
Nos assises
Elle se tiendront les 6 et 7 septembre prochains à Montmirail, dans la zone frontière des régions linguistiques du plateau. Dans certaines traditions, la frontière n’est pas la démarcation des identités nationales ou le prétexte à des discours; elle constitue le lieu de la rencontre, de la découverte de l’autre, de la palabre. C’est la safe place où l’on peut aborder différemment les soucis communs.
Voir autrement la question du ministère pastoral aujourd’hui, c’est aussi le faire avec le sourire et l’humour.
Un programme varié
C’est pourquoi, pour le programme du dimanche (fin de journée et soirée), culte et animations seront orientés vers le sourire.
Nous compterons en particulier sur la présence (im)pertinente du journaliste et humoriste Daniel Rausis, et sur celle, stimulante, de la troupe Playback-Theater.
Le lundi, nous profiterons notamment d’une réflexion du théologien et pasteur Elio Jaillet (EERV et EERS), d’une contribution d’Arnold Steiner (ZH) sur l’autorité théologique (en lien avec notre thématique). Nous compterons sur d’autres possibilités d’échanges en groupes et d’ateliers que nous finissons de mettre au point avant l’été.
» Pour s’inscrire
Dès lors, les jeunes (ou les nouveaux) ministres sont-ils prédestiné·es à entrer dans les habits et les manières de celles et ceux qui les ont précédés ? L’expérience a-t-elle force de loi ?
Les habitudes peuvent-elles être discutées au sein de nos institutions ecclésiales (qu’elles soient liées ou non à l’État), ou sont-elles insensiblement transmises et reproduites ?
Y a-t-il une tradition protestante du ministère plus forte que les besoins d’une société en profonde mutation ?
Notre institution séculaire
Dans nos institutions séculaires, y a-t-il vraiment une place pour de nouvelles façons de vivre le ministère dans sa diversité ? Ou bien conforme-t-on les nouvelles personnes venues, quel que soit leur âge ou leur parcours, aux références éprouvées – et donc forcément valables ?
Y a-t-il un conflit de générations au sein de nos Eglises cantonales, ou plutôt des appréciations de plus en plus marquées sur la manière d’exercer et de vivre la vocation pastorale ? Comment la nouvelle génération veut-elle s’engager dans le ministère aujourd’hui ?
Vieux vin et nouvelles outres ?
Bref : même si l’on s’en défend, ne met-on pas – en fait ! – du vieux vin dans des outres neuves ? Provocation : on inverse ici la parole évangélique, pour faire voir autrement !
Mais le constat sous-jacent est bien le suivant : n’est-on pas en train d’agir ici et là comme s’il s’agissait, au temps de la pénurie (annoncée, déjà vécue), d’aller aux fondamentaux pour se rassurer que tout ne se met pas à craquer de tous côtés, et que l’essentiel demeure sauf ?
Voici quelques-unes des interrogations mordantes et des perspectives actuelles que nous aimerions aborder lors des assises 2026 de la SPS.
Nos assises
Elle se tiendront les 6 et 7 septembre prochains à Montmirail, dans la zone frontière des régions linguistiques du plateau. Dans certaines traditions, la frontière n’est pas la démarcation des identités nationales ou le prétexte à des discours; elle constitue le lieu de la rencontre, de la découverte de l’autre, de la palabre. C’est la safe place où l’on peut aborder différemment les soucis communs.
Voir autrement la question du ministère pastoral aujourd’hui, c’est aussi le faire avec le sourire et l’humour.
Un programme varié
C’est pourquoi, pour le programme du dimanche (fin de journée et soirée), culte et animations seront orientés vers le sourire.
Nous compterons en particulier sur la présence (im)pertinente du journaliste et humoriste Daniel Rausis, et sur celle, stimulante, de la troupe Playback-Theater.
Le lundi, nous profiterons notamment d’une réflexion du théologien et pasteur Elio Jaillet (EERV et EERS), d’une contribution d’Arnold Steiner (ZH) sur l’autorité théologique (en lien avec notre thématique). Nous compterons sur d’autres possibilités d’échanges en groupes et d’ateliers que nous finissons de mettre au point avant l’été.
» Pour s’inscrire
