Publiziert von: Mark Haltmeier
Bereitgestellt: 18.12.2011
Nouvelle édition de la liturgie de poche des Eglises suisses alémaniques
Un médecin a toujours sa valise médicale avec lui, afin d’être en mesure de dispenser les soins de premier secours en cas d’accident ou de crise aiguë. Pour un pasteur, il n’est certes pas courant de devoir tenir un service religieux à l’improviste, mais il peut toutefois être pratique de disposer rapidement de textes centraux sans avoir à les rechercher en maints endroits. Si la lecture d’un texte n’est pas toujours la solution de premier choix dans le travail pastoral, une telle référence est parfois bien utile.
Andreas Marti
La concentration sur l’essentiel pose la question de ce qui est «essentiel» dans le culte protestant. Qu’on le veuille ou non, la liturgie de poche a indirectement une fonction normative ou propose tout au moins une orientation. Raison pour laquelle la Commission liturgique suisse alémanique hésita à remplacer la liturgie de 1986, épuisée, par une nouvelle édition. Ce n’est finalement que sur mandat exprès des Eglises cantonales – attribué en pleine conscience de cette problématique – qu’elle se mit au travail.
L’essence et la particularité du culte protestant ne peuvent qu’à peine être fixés par quelques textes liturgiques. Ce sont bien plus les principes et la manière de concevoir le culte, ainsi que l’esprit dans lequel il est fêté, qui sont déterminants. Aussi, la nouvelle édition propose-t-elle des éléments de réflexion et des suggestions sur les différentes liturgies, comme le culte du dimanche, le baptême, la sainte-cène, la confirmation, le mariage ou les enterrements. Ce caractère didactique a été critiqué par certains qui souhaitaient un ouvrage avant tout pratique et craignaient qu’il ne pèche, au contraire, par trop de théorie. La partie réservée à ces textes secondaires a donc été limitée au minimum indispensable (sauf pour ce qui concerne la cérémonie du mariage, sujet qui n’avait encore jamais été traité par la Commission). Mais c’est à une aide pratique qu’on a pensé en réunissant des textes liturgiques fondamentaux en français, anglais, italien, espagnol et rhéto-romanche.
Si l’élément didactique a paru nécessaire, il est non moins indispensable de souligner que la plupart des textes proposés ont surtout valeur d’exemple: ils permettent de s’orienter, incitent à chercher ses propres mots ou encore d’autres textes. L’ouvrage propose lui aussi des textes dans ses modèles de liturgie ou dans le florilège de textes liturgiques ou de cure d’âme réunis dans la seconde partie: textes bibliques, strophes de cantiques et écrits littéraires plus modernes.
Cette édition de poche tient donc du jeu de l’équilibriste: montrer un profil clair tout en laissant place à la créativité, garder le lien avec la tradition, tout en étant contemporain. La notion de «traditionskontinuierlichen Gottesdienst» (qui peut se traduire par «culte dans une tradition en mouvement»), récemment lancée par la Conférence allemande pour la liturgie, peut nous aider dans cette quête d’équilibre: il s’agit de se relier de manière reconnaissable à des structures connues, à la langue des liturgies ou des cantiques et – élément central pour nous autres protestants – à la tradition biblique si vaste et diverse. Cela ne dispense cependant pas de rechercher une langue moderne, claire et sans détour, mais aussi poétique et imagée, débarrassée des formules toutes faites désormais dépassées. La nouvelle édition de la liturgie de poche y a-t-elle réussi? A ses utilisateurs de le dire!
L’essence et la particularité du culte protestant ne peuvent qu’à peine être fixés par quelques textes liturgiques. Ce sont bien plus les principes et la manière de concevoir le culte, ainsi que l’esprit dans lequel il est fêté, qui sont déterminants. Aussi, la nouvelle édition propose-t-elle des éléments de réflexion et des suggestions sur les différentes liturgies, comme le culte du dimanche, le baptême, la sainte-cène, la confirmation, le mariage ou les enterrements. Ce caractère didactique a été critiqué par certains qui souhaitaient un ouvrage avant tout pratique et craignaient qu’il ne pèche, au contraire, par trop de théorie. La partie réservée à ces textes secondaires a donc été limitée au minimum indispensable (sauf pour ce qui concerne la cérémonie du mariage, sujet qui n’avait encore jamais été traité par la Commission). Mais c’est à une aide pratique qu’on a pensé en réunissant des textes liturgiques fondamentaux en français, anglais, italien, espagnol et rhéto-romanche.
Si l’élément didactique a paru nécessaire, il est non moins indispensable de souligner que la plupart des textes proposés ont surtout valeur d’exemple: ils permettent de s’orienter, incitent à chercher ses propres mots ou encore d’autres textes. L’ouvrage propose lui aussi des textes dans ses modèles de liturgie ou dans le florilège de textes liturgiques ou de cure d’âme réunis dans la seconde partie: textes bibliques, strophes de cantiques et écrits littéraires plus modernes.
Cette édition de poche tient donc du jeu de l’équilibriste: montrer un profil clair tout en laissant place à la créativité, garder le lien avec la tradition, tout en étant contemporain. La notion de «traditionskontinuierlichen Gottesdienst» (qui peut se traduire par «culte dans une tradition en mouvement»), récemment lancée par la Conférence allemande pour la liturgie, peut nous aider dans cette quête d’équilibre: il s’agit de se relier de manière reconnaissable à des structures connues, à la langue des liturgies ou des cantiques et – élément central pour nous autres protestants – à la tradition biblique si vaste et diverse. Cela ne dispense cependant pas de rechercher une langue moderne, claire et sans détour, mais aussi poétique et imagée, débarrassée des formules toutes faites désormais dépassées. La nouvelle édition de la liturgie de poche y a-t-elle réussi? A ses utilisateurs de le dire!
