Publiziert von: Mark Haltmeier
Bereitgestellt: 18.12.2011
Le culte: au centre!
Directeur de la section «théologie» de l’Eglise Réformée bernoise, Matthias Zeindler a présenté, le 7 septembre 2011 à Berne, à l’occasion du Symposium pour la culture liturgique en Suisse réformée, les thèses suivantes sous le titre: «Se retrouver au centre».
Matthias Zeindler
1. Le culte a-t-il sa place au centre ou à la périphérie de la pratique de l’Eglise? Les recherches empiriques ne peuvent offrir à cette question une réponse univoque. D’un point de vue théologique, celle-ci doit être donnée au sein de l’Eglise, dans la perspective de l’action de Dieu.
2. La communauté de la première Eglise, qui se rassemble pour le culte, se conçoit comme la communauté de salut anticipant par sa célébration le culte eschatologique au Royaume de Dieu.
3. «Le culte de l’Eglise est l’opus Dei, l’œuvre de Dieu, faite pour elle-même.» Le culte existe, d’un point de vue théologique, parce que Jésus-Christ veut «être aimé et loué». C’est pourquoi il représente la chose «la plus importante, la plus urgente et la plus magnifique qui puisse se dérouler sur terre» (Karl Barth).
4. «Là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux» (Matthieu 18,20). Le culte chrétien est donc célébration de la présence du Christ ressuscité. Cette promesse constitue le fondement ainsi que le principe matériel et structurel du culte.
5. Pour la célébration de la présence du Christ ressuscité, il ne peut y avoir d’autre lieu que le centre. D’un point de vue théologique, il est non seulement le centre de la vie humaine et de la pratique de l’Eglise, il est le centre du monde. Dans le culte, le monde accomplit la chose la plus haute et la plus belle qui lui soit possible d’effectuer.
6. Comme célébration du ressuscité, le culte ne saurait être comptabilisé pour des objectifs de société. Mais c’est en cela justement qu’il revêt tout son sens pour nous, les humains.
7. L’absence d’objectif du culte fait sens et doit se ressentir au cours de la célébration. Ses dimensions didactiques et pastorales mises à part, il vit de la dimension esthétique de la fête, de la beauté et du jeu. Ainsi, il devient un espace de liberté.
8. Il n’y a de communion avec le ressuscité que sous forme de communion avec nos frères et sœurs. En nous rapprochant du centre, nous nous rencontrons les uns les autres. Nous n’y restons pas seuls mais y devenons membres du corps du Christ.
2. La communauté de la première Eglise, qui se rassemble pour le culte, se conçoit comme la communauté de salut anticipant par sa célébration le culte eschatologique au Royaume de Dieu.
3. «Le culte de l’Eglise est l’opus Dei, l’œuvre de Dieu, faite pour elle-même.» Le culte existe, d’un point de vue théologique, parce que Jésus-Christ veut «être aimé et loué». C’est pourquoi il représente la chose «la plus importante, la plus urgente et la plus magnifique qui puisse se dérouler sur terre» (Karl Barth).
4. «Là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux» (Matthieu 18,20). Le culte chrétien est donc célébration de la présence du Christ ressuscité. Cette promesse constitue le fondement ainsi que le principe matériel et structurel du culte.
5. Pour la célébration de la présence du Christ ressuscité, il ne peut y avoir d’autre lieu que le centre. D’un point de vue théologique, il est non seulement le centre de la vie humaine et de la pratique de l’Eglise, il est le centre du monde. Dans le culte, le monde accomplit la chose la plus haute et la plus belle qui lui soit possible d’effectuer.
6. Comme célébration du ressuscité, le culte ne saurait être comptabilisé pour des objectifs de société. Mais c’est en cela justement qu’il revêt tout son sens pour nous, les humains.
7. L’absence d’objectif du culte fait sens et doit se ressentir au cours de la célébration. Ses dimensions didactiques et pastorales mises à part, il vit de la dimension esthétique de la fête, de la beauté et du jeu. Ainsi, il devient un espace de liberté.
8. Il n’y a de communion avec le ressuscité que sous forme de communion avec nos frères et sœurs. En nous rapprochant du centre, nous nous rencontrons les uns les autres. Nous n’y restons pas seuls mais y devenons membres du corps du Christ.
