Berne: Pas si grave que ça?

IP-1-2021-Martin-Leuenberger <span class="fotografFotoText">(Foto:&nbsp;Mark&nbsp;Haltmeier)</span><div class='url' style='display:none;'>/</div><div class='dom' style='display:none;'>pfarrverein.ch/</div><div class='aid' style='display:none;'>77</div><div class='bid' style='display:none;'>3874</div><div class='usr' style='display:none;'>380</div>

Lors du Synode bernois du mois de novembre passé, les pasteurs ont été exclus du vote du budget concernant l’octroi d’échelons salariaux supplémentaires pour l’année 2021. Or, les règles de récusation avancées par le bureau du Synode pour motiver cette exclusion ne sont pas applicables au vote parlementaire. Voici la réaction de Martin Leuenberger, président de la Société pastorale bernoise.
Martin Leuenberger
Règles de jeu
Combien aurais-je aimé (aurais-je!) pouvoir rapporter qu’après le transfert des rapports de services de l’Etat à l’Eglise cantonale, l’année 2020 a très bien démarré…
Dans ce cas, le compte-rendu du Synode – le premier appelé à se prononcer sur un budget incluant les salaires des pasteurs – aurait (!) pu ressembler à cela:
La commission financière a élaboré à temps le projet de budget, ce qui était d’autant plus important compte tenu de la baisse des finances et des mesures d’économie qui devaient être discutées.
Les fractions ont ainsi pu mener un débat sérieux sur la question de savoir ce que nous sommes prêts à dépenser pour ce qui est essentiel à Eglise, et à quels domaines cet argent doit être attribué.
Les salaires – du corps pastoral tout comme des employés de l’Eglise – constituent un poste substantiel et important dans le budget. Celui-ci fait aussi ressortir les contributions de l’Etat, les hauts (ou les bas) des gains de rotation ainsi que les économies prévisibles en raison des réductions de postes consécutives à des mutations.
C’est ainsi que le Synode peut délibérer et voter. Il est réjouissant de voir le Conseil synodal – leur nouvel employeur – défendre la cause des pasteurs et s’engager pour de bonnes relations… (…car les personnes bien formées et prêtes à s’engager pour le ministère pastoral ne se trouvent pas dans la rue).
Sur la base du budget salarial approuvé par le Synode, le Conseil synodal peut fixer les augmentations de salaire. Il en a la compétence, conformément au règlement du personnel, et dispose même d’une certaine marge de manœuvre en la matière.
Le dialogue entre les partenaires sociaux conduit à une solution satisfaisante pour toutes les parties.
La discussion en la matière réunit une délégation du Conseil synodal, les représentants de la Société pastorale ainsi que le secrétaire de l’Association du personnel de l’Etat de Berne, dont la Société pastorale est toujours membre.

Voilà ce qui aurait dû être.
Malheureusement, plusieurs choses ont mal tourné lors de ce Synode du mois de novembre, qui s’est tenu en ligne. Proposée au dernier moment, une coupe budgétaire dans le domaine des salaires a pris les membres du Synode au dépourvu. De manière tout aussi inattendue, les pasteurs ont été exclus de la séance au motif fallacieux qu’ils tombent sous le régime de récusation. Le «reste» du Synode a ensuite décidé d’un gel des salaires touchant la grande majorité du corps pastoral.
Parmi les membres du Conseil synodal, aucun n’a pris la défense des pasteurs ou ne s’est souvenu de ce qui avait été convenu lors des discussions partenariales.
Un avis de droit demandé par des délégués synodaux concernés, appuyés par la Société pastorale et l’APEB, contribue désormais à clarifier les règles de jeu (celui-ci est disponible sur le site internet de la Société pastorale Berne-Jura-
Soleure).
Les premières réactions de la direction de l’Eglise sont plutôt encourageantes en ce qui concerne les nécessaires clarifications des processus synodaux à venir.
L’exclusion de notre groupe professionnel au Synode ne devrait plus jamais se passer!
Bereitgestellt: 12.03.2021     Besuche: 110 Monat
 
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