A la recherche de la pierre philosophale

ip-1-2020-Jean-Eric-Bertholet<div class='url' style='display:none;'>/</div><div class='dom' style='display:none;'>pfarrverein.ch/</div><div class='aid' style='display:none;'>77</div><div class='bid' style='display:none;'>3733</div><div class='usr' style='display:none;'>380</div>

Et pourtant, elle tourne… Et marche, et marche, et marche: notre Eglise, que d’aucuns croient à bout de souffle et qui pourtant se renouvelle de jour en jour. Maintenant au niveau suisse. Et que faisons-nous de tout ça?
Jean-Eric Bertholet
L’Eglise, nous pouvons la vivre de façon très différente, bien sûr en paroisse ou au culte, mais aussi dans tout son engagement culturel ou social, lors de «Kirchentagen», de rencontres mondiales, d’assises, de synodes ou de fêtes de l’Eglise. Et maintenant aussi lors du synode de l’Eglise évangélique réformée de Suisse.
Espérons que nous ne rencontrerons l’EERS pas que par le biais de communiqués ou prises de positions officielles, mais aussi – et c’est bien ce qui est prévu – par des cultes et des rencontres.
En quoi sommes-nous concernés par cela que nous soyons diacres ou pasteur-e-s?
L’Eglise, c’est plus que la paroisse ou l’Eglise cantonale. Ce sont aussi de grandes rencontres qui m’ont marqué, comme le Kirchentag (à Hambourg en 1981), l’assemblée mondiale du COE (en 1998 à Harare), de grandes rencontres, des fêtes qu’elles soient locales – parfois même de quartier – cantonales (toutes les fêtes du Jubilé de la Réformation), œcuméniques, musicales, spirituelles.

Une Eglise invisible?
Qu’est-ce que la vraie Eglise? Les réformés ont toujours accordé beaucoup d’attention aux structures. Et pourtant, nous savons bien que ce n’est pas là toute l’Eglise… L’Eglise, c’est toujours un peu plus… Et l’Evangile, le Royaume de Dieu, l’amour du prochain… Quelles visions insuffleront une nouvelle vie à notre Eglise, à nos Eglises? A Saint Gall, ils disent : «Proche de Dieu – proche des humains», Berne a sa «Vision 21» («Animés par Dieu, engagés pour les humains»), Neuchâtel est à la recherche d’une Eglise dynamique et souple», et nous rêvons de fresh expressions et du soin de nos héritages.
Et nous voilà avec nos préférences théologiques et autres et nos différentes conceptions de l’Eglise ou du ministère. Nous devrions à nouveau – ou encore plus! – parler les uns avec les autres, ou ranimer les débats, comme le disait la SPS dans le numéro 2010/2 d’Inter Pares. Ce qui nous a aussi amenés à organiser à nouveau des assises, en 2009 à Bâle, en 2010 à Lausen, en 2012 à Bienne, en 2014 à Wollishofen, en 2016 à Lausanne et Romainmôtier, en 2019 à Bâle…

Etre Eglise ensemble
A vrai dire, il ne s’agit pas seulement d’avoir un profil national quelque importantes que puissent être des prises de position au niveau suisse. Il s’agit de bien plus que simplement de prises de position officielles, éthiques ou politiques. Il s’agit de bien plus que simplement de finances.
Un «synode», un «concile» signifie que l’on se rassemble pour être ensemble l’Eglise. Avec toutes nos différences et richesses en expériences, engagements, soucis, relations, spirituelles, théologiques, sociales. Les Bernois disent: «Vivre la foi au pluriel – tenir un profil clair», «Ouverts à tous – solidaires des laissés-pour-compte».
Ne serait-ce pas merveilleux si nous réussissions à rassembler toutes nos visions, toutes nos expériences de tous les coins du pays?
Peut-être lors d’un «Kirchentag» comme autour du Lac de Constance en septembre («Bodenseekirchentag»), lors de nouvelles assises, d’un synode «ouvert», ouvert à une discussion ouverte, dans une recherche commune à l’écoute les uns des autres. Et ce serait une véritable expérience nouvelle et fraîche de ce que pourrait être l’Eglise.
Bereitgestellt: 06.03.2020     Besuche: 94 Monat
 
aktualisiert mit kirchenweb.ch